Objectif 13 : Construire l’égalité au quotidien

La crise sanitaire a aggravé les inégalités sociales et montré les failles de notre système de solidarité. A l’inquiétude face à la maladie s’est ajouté un profond sentiment d’injustice. Les quartiers prioritaires de la politique de la ville et les communes les moins aisées ont été les plus les communes les moins aisées ont été les plus impactes par la crise sanitaire et ses conséquences, ils ne doivent être les laissés-pour-compte du monde d’après. Pourtant, si la crise sanitaire a révélé l’impréparation des dispositifs sociaux, des administrations, et un défaut de coordination, elle a aussi montré la réactivité du tissu associatif et des liens de solidarité. Nos propositions visent à rendre ces institutions du lien social plus solides et résilientes, pour panser les blessures de la crise actuelle, et permettre de faire face plus sereinement à l’avenir. Il est nécessaire de changer de modèle, de mettre en place un plan de transition pour tou·te·s et non un plan de relance pour quelques un·e·s.

Formation de nos agents à l’identification et à la lutte contre les discriminations afin d’assurer un service public égalitaire

Selon l’article 225-1 du code pénal : «Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d’autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s’exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée. »

Exemplarité et accueil des personnes quel que soit leur genre, leur orientation sexuelle, leur couleur de peau ou leur religion

Nous mènerons une politique en faveur de l’inclusion. Par exemple par la promotion de la Journée mondiale de lutte contre les discriminations, ou celle contre la biphobie, la lesbophobie, l’homophobie et la transphobie et le soutien financier aux associations qui luttent contre les discriminations et accompagnent les victimes de violence

Mise en place d’un budget « sensible au genre »

C’est-à-dire un diagnostic du budget pour connaitre précisément les conséquences de nos mesures sur l’égalité femmes – hommes afin d’adopter une approche transversale dans ce domaine.

Revalorisation du travail des femmes et de leur rôle dans la relocalisation

Nous soutiendrons les femmes travaillant dans le secteur industriel, textile et agricole en les accompagnant et en les valorisant y compris à travers la commande publique et les labels professionnels. Nous serons vigilants pour lutter contre les inégalités salariales. En effet, en ces temps de crises, la chute des revenus entraîne davantage les femmes avec des salaires moins élevés vers la pauvreté.

Distribution de protections menstruelles pour les plus démunies

Nous répondrons à l’enjeu de la précarité menstruelle, pour les femmes qui n’ont pas toujours les moyens d’acheter les protections hygiéniques dont elles ont besoin pendant leurs règles.

Actions contre le non-recours afin d’accompagner au mieux les personnes dans le besoin
  • Renforcement du rôle des travailleurs sociaux des Maisons de la Métropole (en lien avec les Centres Communaux Action Sociale CCAS) dans le repérage des personnes non requérantes. Un non-recours aux soins est parfois à l’origine de graves pathologies qui s’avèrent ensuite extrêmement coûteuses lorsqu’elles sont prises en charge par la Sécurité Sociale.
  • Création des baromètres du non-recours autour de trois objectifs : la détection et le renseignement des situations de non-recours, l’analyse collective des raisons et des solutions possibles, et enfin l’orientation de ces dernières vers les institutions concernées pour agir durablement sur les causes.
État des lieux de la fracture numérique suivi d’un plan d’action

Mise en place d’un « numéribus » afin de mettre à disposition des équipements et un accompagnement pour celles et ceux n’ayant pas accès au numérique.

Diagnostic des métiers du secteur social et augmentation du nombre de travailleurs sociaux

Nous devons revaloriser ces métiers à forte valeur sociale et environnementale.

Création d’un observatoire de la précarité

Celui-ci guidera l’action publique afin d’agir plus efficacement au niveau municipal et métropolitain.

Renforcement des actions en faveur des 37 quartiers prioritaires de la politique de la ville de la Métropole de Lyon, afin de rééquilibrer le territoire et assurer l’égalité.
  • Un meilleur équilibre de l’offre de logements sociaux sur la métropole (CF objectif 11).
  • Une participation réelle des habitant·e·s aux décisions concernant leur quotidien (CF objectif 6).
  • Un accès plus juste aux activités pour les jeunes, afin d’encourager la réussite scolaire, l’accès au marché du travail, et l’épanouissement personnel. Cela passe par des projets construits avec les jeunes et par la coopération avec la ville et la région pour l’offre jeunesse.
  • Une meilleure continuité entre les quartiers, pour éviter l’effet ghetto et conserver une mixité sociale : bien desservir en transports en commun, les relier aux réseaux cyclables, requalifier les entrées de ville et les paysages urbains, aux abords des centres commerciaux périphériques et des grands axes routiers.
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