Objectif 3 : Renouer avec la nature

La pandémie de coronavirus est considérée par la communauté scientifique comme une conséquence d’une crise et mutation écologique mondiale. Elle est liée aux pressions exercées sur les écosystèmes et à la destruction de la biodiversité. Nous subissons de plus en plus les effets néfastes du tout béton sur notre santé. Il est temps de remettre de la nature en ville, en renouant avec le vivant, afin de concilier bien-être animal et humain. Nous végétaliserons massivement la Métropole afin d’apporter de la fraîcheur, favoriser la biodiversité et stocker le carbone que nous émettons. Dans une approche de « ville en transition », tous les projets privilégieront une démarche participative de coconstruction et une implication citoyenne, de la conception à la réalisation, jusqu’au suivi et à l’entretien.

Remettre la nature en ville : plantons partout où cela est possible
  • Intégration d’espaces végétalisés dans chaque projet d’aménagement urbain. Nous ne créerons plus d’espaces publics uniquement minéralisés, tel que le cours Lafayette ou la Place des Terreaux. 
  • Végétalisation des cours des collèges pour permettre à tous les élèves d’avoir accès à un espace vert.
  • Création de plusieurs forêts urbaines pour rapprocher les habitant·e·s de la nature. De 3 à 5 hectares minimum, ces forêts urbaines seront des zones de rafraichissement important, des refuges de biodiversité et des pièges à carbone efficaces : les Balmes de Fourvières (80ha), parc Blandan, GrandClément, à Saint-Jean à Villeurbanne…  
  • Création d’itinéraires métropolitains de promenades et d’activités sportives (marche, course, vélo, trottinette, roller, cheval etc.)
Développement des plans de protection de la biodiversité

Notamment en relançant la réalisation de trames vertes et bleues (mise en réseaux de tous les espaces végétalisés et fluviaux pour créer des continuités nécessaires au fonctionnement écologique) et en améliorant les pratiques agricoles vers de l’agroécologie.

Application d’un plan abeille

Plus de 80% des insectes pollinisateurs ont disparu d’Europe ! Application d’un plan abeille en transformant les friches urbaines et industrielles en prairies fleuries, en aménagement des espaces verts sur les bords des routes, en plantant des arbres mellifères dans les projets urbains et en végétalisant les toitures des immeubles. Le retour des insectes pollinisateurs est une des conditions indispensables pour la préservation de la flore et de la faune, principalement les oiseaux. Coopération avec les arboriculteurs et le centre de ressources de botanique appliquée pour favoriser l’implantation de ruches dans les vergers.

Soutien à la conversion en agriculture biologique des 350 agriculteurs de la Métropole

Nous financerons des investissements et nous garantirons les débouchés, afin d’assurer un revenu décent aux agriculteurs et agricultrices. Nous viserons un objectif de 100% bio et 50% local pour les repas de la restauration collective, comprenant les restaurants des EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), des collèges et autres restaurants publics.

Interdiction de l’épandage à moins de 150 mètres des habitations

La France reste le premier utilisateur de pesticides de synthèse en Europe (environ 80 000 tonnes par an). Conséquence : le taux d’imprégnation de la population est impressionnant. L’Institut national de veille sanitaire (InVs) a retrouvé des traces d’insecticides dans 90 % des échantillons d’urines qu’il a testés. Cette interdiction sera appliquée sur tout le territoire métropolitain.

Respect du bien-être animal en ville et dans les fermes
  • Option végétarienne quotidienne en cantine scolaire
  • Commande publique de produits d’entretien « 100 % non testés sur les animaux »
  • Interdiction de cirque détenant des animaux sauvages sur le territoire de la Métropole
  • Campagnes de développement de la contraception ou stérilisation pour limiter la population des pigeons et chats errants
  • Proposition de solutions aux éleveurs pour l’abattage des animaux de fermes (abattage de proximité, soit à la ferme soit dans des abattoirs mobiles et/ou fixe mais dans le périmètre métropolitain (moins d’une heure de route des élevages)).
  • Transformation du zoo de la Tête d’Or pour améliorer le bien-être des animaux sauvages. Nous ouvrirons un dialogue avec les propriétaires des animaux enfermés en lien avec les Lyonnais·e·s. Nous engagerons un audit pour trouver des solutions adaptées à chaque animal (parc adapté, refuge, étude sur des relâchés possibles…). Et nous créerons un refuge pour animaux de la ferme, refuge pédagogique en partenariat avec les écoles.
Protection de nos ressources en eau

L’eau n’est pas une marchandise, mais un bien commun que nous préserverons :

  • En instaurant une tarification de l’eau environnementale et progressive. Les 5 premiers mètres cubes d’eau par an seront gratuits pour permettre aux plus précaires d’avoir accès à ce bien commun. Les mètres cubes suivants auront un tarif progressif qui permettra de lutter contre la surconsommation et le gaspillage et donc de préserver notre ressource en eau.
  • Retour en régie publique de la production et la distribution de l’eau potable afin d’assurer l’accès à l’eau par un service public accessible à toutes et tous, et non une source de profit pour une grande multinationale et ses actionnaires. Actuellement, seul l’assainissement des eaux usées est en régie publique et nous avons un des moins chères et plus performants de France. Amélioration du service et des infrastructures, pour distribuer une eau de qualité.
  • Plantation d’arbres sur les captages d’eau, afin d’améliorer la qualité de notre eau, et diversification de nos sources d’approvisionnement, aujourd’hui assuré par la zone de 375 hectares de Crépieux Charmy à Vaulx-en-Velin et Rillieux-La-Pape. Les zones autour des champs captant seront de véritables zones naturelles protégées. En dehors des champs de captage de Crépieux Charmy qui sont protégés par la forêt riveraine, l’eau provenant des autres captages métropolitains est chargée en nitrates et pesticides.
  • Soutien aux agriculteurs qui favorisent les pratiques agricoles économes en eau. Nous veillerons à ce qu’aucune pratique agricole ne pollue les nappes phréatiques ou les cours d’eau.
  • Au sein des syndicats de rivière dont nous sommes partis prenantes nous préconiserons les solutions favorisant la gestion durable de l’eau. Ainsi nous préconisons une alternative au barrage de Francheville avec un ensemble de retenues permettant la gestion des eaux et une réelle solidarité de toutes les communes concernées.
Interdiction de la chasse le mercredi et le dimanche

Cette interdiction permettra aux habitants de se promener en toute sécurité lors de ces journées banalisées. Nous garantirons également un périmètre de sécurité autour des habitations et des lieux publics.

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